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Chlef, vue en 2005 par un musulman pas comme les autres

Al Hajj Ayyoub, Abu Mohamed Al Faranssi, rencontré ces derniers jours à Chlef par l'historien & écrivain Mohamed Tiab, concepteur du présent site internet, a bien voulu donner ses impressions de son voyage entreprit à Chlef depuis quelques temps, dans un article chaleureux et saisissant. Nous vous livrons l'article tel qu'il a été rédigé dans sa version originelle.

Rodolphe Pauvert alias Al Hajj Ayyoub
Abou Muhammad Al Faranssi.

Chlef, en Arabe "Ech-Cheliff" est une ville située au nord de l'Algérie entre Oran et Alger sur l'oued Cheliff, dans la région montagneuse d'Ouarsenis au nord de l'Atlas Tellien, balayée par le sirocco, à une cinquantaine de kilomètres de la côte méditerranéenne.

Longitude : 36,0378
Latitude : 0,1314
Direction de la Kaaba : 101°,9891 du Nord (sens des aiguilles d'une montre)

Entourée de petites montagnes dénudées de verdure ou presque couleur pêche tirant sur le marron parfois rouge, la ville est située dans une cuvette, c'est pour cela qu'il fait très chaud l'été. D'ailleurs au temps de la colonisation cette commune vallonnée était appelée "porte du désert". Les étés sont chauds et secs, les hivers doux et humides. On y aperçoit le mont Ouarsenis qui renferme une source thermale naturelle, son sommet est enneigé les 3/4 de l'année. Sur les hauteurs on peu voir des paysages magnifiques. On y trouve la fameuse plante appelée mandragore.

Anciennement Castellum Tingitanum , la ville était le site d'une citée romaine, elle abrite des vestiges archéologique de l'époque tels des vases anciens découverts pendant les travaux mais immédiatement recouverts faute d'ignorance. La ville abrite la plus ancienne église d'Afrique inaugurée en 426 par Saint Réparatus.

Devenue Chlef ensuite Al Asnam et Orléanville en 1843 comme fort français sous l'occupation jusqu'en 1964 après l'indépendance ensuite elle est redevenue Al Asnam une seconde fois et enfin renommée Chlef après le séisme meurtrier de 1980.

On peut constater une démographie importante 119000 habitants en 1983 à bientôt 500000 habitants en 2006(1427H) Inch'Allah.

Pôle commercial, agriculture, industrie (impression, maroquinerie et produits alimentaires), la ville a été éprouvée en 1954 et en 1980 par un tremblement de terre (7,5 sur l'échelle de richter pour celui de 1980), par une épidémie de choléra dans les années 80 puis pendant les années noires par la guerre civile. La politique est désormais à la réconciliation (politique purement islamique). En 1982, Chlef abritait La centrale de télécommunication la plus avancée d'Afrique. Récemment une radio locale a été installée.

A Chlef, les gens se déplacent de la périphérie vers le centre ville en taxi ou au abord de la ville en mini bus pour 10 dinars (dix centimes d'Euro). Le salaire moyen étant d'environ l'équivalent de 14000 Dinars (environ 10 fois moins qu'en France), le SMIC à 8000 Dinars (environ 80 Euros). Le prix du carburant : 21 Dinars/Litre pour l'essence, 23 Dinars/Litre pour le sans plomb. Prix du pain 8 Dinars. Prix de la viande : 650 Dinars le kilo On trouve de nombreux restaurants très chaleureux parfois équipés d'un moussallat, des Hamams, et des mosquées qui parfois donnent l'impression d'être dans un autre siècle et font oublier le quotidien difficile de la majorité des gens . Certains sont des descendants des compagnons du très saint prophète Muhammad (paix et bénédiction sur lui), Ils émanent donc d'une société aux nobles mœurs. Les mosquées sont pleines pendant le ramadan et le vendredi sinon elle ne contiennent pas plus de trois rangées durant la semaine, sauf pour la mosquée de l'Arabie Saoudite au centre ville très fréquentée qui se compose de quatre minarets visibles de tous les points élevés qui entourent la ville. Les habitants sont très chaleureux et font preuve d'un accueil extraordinaire.

On trouve des gens très pieux mais beaucoup ne pratique ni salat, ni zakat . La plupart des algériens sont de rites malikites.

On voit beaucoup de marchands, des crieurs, des vendeurs de rues mais aussi de nombreux petits commerçants. On peut même trouver un magasin de gâteaux artisanaux hors du commun semblable à une ruche d'abeille : en effet les abeilles sont attirées par l'odeur d'un aliment qui les rendes comme hypnotisées jusqu'à la mort par collage au sucre ou indigestion ce qui fait que la boutique est envahie par une nuée de butineuse, ce qui n'empêche pas les clients de venir. La vie est rythmée par l'appel à la prière en commun 5 fois dans la journée par les mou'adhan (muezzins). Pendant le mois du ramadan, des imams sont désignés par l'état pour présider la prière de taraway (après la prière obligatoire de la nuit, durée 1h30) et celle de Tahajoud (le matin vers 4h, durée 1h). Les mosquées sont pleines à craquer pendant les prières surrorégatoires surtout pour taraway. L'ambiance est très religieuse surtout la dernière décade de ramadan. On entend la récitation du Coran de tous les endroits de l'ancien empire islamique. Certains imams on une voix extraordinaires. La ville est entre deux époques on voit des personnes âgés portant un turban jaune typique de la région et des moins vieux avec la kamisa marron en peau de chameau traditionnelle (portée par le président lors de sa dernière campagne) faute de moyens en tissus feutré marron avec capuche. Mais la plupart des gens s'habillent à l'occidentale. Il n'est pas rare de trouver des agents de corruptions, des trafiquants et des pauvres et des animaux errants (en Algérie il est impensable d'acheter une boite de nourriture pour chat), on voit parfois des moutons qui broutent sur le terre-plein au milieu de la route ou des mulets transportant du bois. Les trottoirs sont de mauvaises qualités, les bâtiments ne sont pas terminés, les gens rencontrent des faux problèmes. On peu voir les gens les plus dépravés comme les plus nobles intellectuels musulmans pratiquants. Il est probable que l'Algérie sera un pays développé si l'islam modéré refait surface pour stopper la corruption, mais Allah seul connaît l'avenir.

Semblant ignorer la crise, les algériens musulmans portent des vêtements neufs impeccables, des bijoux, ont des portables, des produits technologiques avancés notamment en informatique ou en systèmes d'alarme, des voitures de moins d'un an, la parabole, internet (les foyers auront tous internet pour combattre l'ignorance). En effet les gens préfèrent se priver du nécessaire et manger moins pour garder une bonne image de marque digne de l'honneur si chère aux arabes. Au alentour de la ville les campagnes sont plus pures et dégagent une impression agréable propre au pays arabes. Le vent apporte l'odeur du désert. La faune est composée de petits oiseaux, d'une multitude d'insectes, de lièvres, de renards, de sangliers, de loups, d'ibis, de chauve souris, de chouettes et de reptiles. Les poissons régionaux les plus vendus sont les mérous et les sardines. On trouve des oliveraies, des orangeraies aux fruits gorgés d'eau dont l'écorce dégage un parfum succulent. Il y a aussi des figuiers, des pastèques et des figues de barbarie. C'est une région aurifère, la présence de l'or est trahie par le quartz que l'on trouve fréquemment dans les gravillons utilisés pour les travaux. D'ailleurs l'Atlas est réputé pour renfermer de l'or, de l'argent, du plomb, du zinc, du fer, du manganèse, de l'antimoine, des phosphates et du pétrole. Les villes voisines conseillées pour le tourisme sont Ténès et Mostaganem.

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