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Soulèvement de Margueritte (Aïn Torki)

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Soulèvement de Margueritte (Aïn Torki)

SOULEVEMENT DE RIGHA - AVRIL 1901- PAR MOHAMED TIAB

Margueritte (aujourd'hui Aïn Torki), cette contrée clouée au pied du Zaccar dans des zones arides, dépendait administrativement de la commune mixte de Hammam Righa, jusqu’en 1956, lorsqu’elle fut promue au rang de commune. Sa population d’alors en 1954, à la veille du déclenchement de la révolution du 1er novembre, fut de 5237 habitants, soit 5030 musulmans et 207 européens. En 1960, sa population atteignit 5387 habitants (339 agglomérée au chef lieu, 5036 en éparses, 135 européens, 5236 musulmans, 3 étrangers nom musulmans, 01 étrangers musulman et 12 habitants comptés à part). Au lendemain de l’indépendance, elle fut rattachée à la commune de Hammam Righa, puis en 1984, elle fut rétablit de nouveau avec le statut de commune à part entière.

Les causes majeures d’une révolte.

Les insurgés impliqués dans l’affaire dite de « Margueritte » avaient été durement frappés par la colonisation, en application du Sénatus-consulte d’avril 1863. Dés 1868, et application de ce texte de la honte, 1463 ha leur avaient été enlevés. Au moment de la délimitation effectuée sur le douar d’Adélia, il ne restait encore que 9.323 ha de terre melk aux 2194 habitants. Des expropriations successives effectuées en 1877 et 1881, leur enlevèrent une superficie évaluée à 1.799 ha de terres fertiles. Puis vint le temps des licitations (cessions aux colons européens pas moins de 3.329 ha). Avant le déclenchement de l’insurrection du 26 avril 1901, il ne restait plus que 4.066 ha en tout et pour tout, pour les 3.206 habitants. Monsieur Jenoudet, un monstre, disposait à lui seul plus1000 hectares de bonnes terres qui lui revenaient généralement de 22 à 27 f l’hectare (lorsque le principal accusé dans l’affaire, Yacoub ibn El Hadj prié par le président de la cour d’assises de Montpellier le 22 janvier 1903 (quarante-troisième journée du procès –audience de l’après-midi), de faire une déclaration aux jurés, il disait vrai lorsqu’il déclara en subsistance : « Maintenant, laissez-moi vous dire que nous avons été dépouillés de nos terres: les unes prises par M. Jenoudet, les autres par différents colons et que nous avons été obligés de travailler pour vivre. Quand un de nos mulets s'égarait sur la propriété d'un colon, nous étions obligés de verser 15 à 20 francs pour rentrer en possession de la bête; quand notre troupeau pacageait dans les broussailles, on n’hésitait pas à nous faire des procès-verbaux (Les procès-verbaux forestiers étaient très nombreux dans le douar Adélia: 132 en 1899, 219 en 1900, sur les 15.000 ha du douar, 4912 ha de terres domaniales relevaient du régime forestier). Nos terres, autrefois, nous permettaient de vivre ; aujourd'hui, nous sommes obligés de vivre avec un franc ou un franc cinquante de salaire. Que peut faire un homme avec un pareil salaire, quand il a une nombreuse famille à nourrir, à vêtir, à subvenir à tous les autres besoins ? Quand nous avons besoin d'argent, la caisse de prévoyance ne prêtait pas à de simples journaliers comme nous; il fallait être aisé pour emprunter. Alors nous étions obligés de nous adresser à M. Subreville, qui nous vendait le sac de grains 25 à 30 francs »..

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