|
Il fallut au maréchal trois jours de marche pénible sous un soleil implacable, dans ce pays sans ombre, pour atteindre le lieu appelé El-Esnam où il devait faire la jonction avec le Général Gentil qui, remontant la vallée du Chéliff en sens inverse, avait lui-même quitté Mostaganem quatre jours plus tôt, avec soixante-dix voitures et mille huit cents mulets.
Le 26 avril donc, tout cet effectif, cette cavalerie, ce matériel nécessaire à l’établissement d'un nouveau camp, venaient, dans la poussière et le tumulte, se ranger sur les rives du Chéliff, sous les hautes berges rouges coupées en falaises, au-dessus desquelles des ruines romaines dormaient, d'un sommeil millénaire
|