LE PROGRES "SEPTEMBRE 1910"
Un décret impérial du 08 avril 1857 avait stipulé dans son article premier : « qu’il sera créé en Algérie un réseau de chemins de fer embrassant les trois provinces ». Ce réseau se composera essentiellement de deux grandes lignes : la première parallèle à la mer partant à l’est, reliant Alger et Constantine, en traversant les villes d’Aumale (Sour El Ghozlane), Sétif et à l’ouest, reliant Alger à Oran, en passant près de Blida, Orléansville (Chlef ), Saint-Denis du Sig (Sig). Une seconde reliant à l’est les principaux ports maritimes : Philippeville (Skikda) à Constantine ; Bougie (Bejaia) à Sétif et à l’ouest Ténès à Orléansville (Chlef ) et Arzew à Mostaganem.
En 1874 (soit près 18 ans après), seules les lignes d'Alger à Oran et de Constantine à Philippeville étaient inaugurées officiellement et ouvertes au trafic ferroviaire. Pour la petite histoire, il faut rappeler que le train de partance d’Alger à 6 heures du matin n’arrive à destination de Kerguenetah -Oran qu’à 11 heures 13 du soir (soit les 400 km en 17 heures 13 ! avec une vitesse dérisoire de 25 km/h). Et pour parvenir à destination d’Orléansville, il lui faudrait plus de 8 de trajet. La petite distance Oued-Fodda- Orléansville (20 km), n’est négociée qu’en une heure ! Le prix des billets pratiqué à l’époque, pour voyager entre Alger et Oran, était de 47,15 f en première classe, 35,25 f en seconde classe et 29,95 f en 3ème classe. Il faut noter en outre, que des buffets étaient fonctionnels dans les gares d’Affreville (Khemis-Miliana ), Orléansville et Relizane. Enfin des diligences de service assuraient les correspondances entre les gares des chemins de fer et les villes d’intérieur (exemple El- Affroun - Cherchell ; Bou Medefaâ-Hammam Righa ; Affreville-Miliana et Orléansville - Ténès ).
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